ralala, que tu n'aimes pas corben, c'est une chose, mais de là à monter au créneau à ce point...;) vu la natur... (Voir la suite) Par smothy, le 27.10.2009
mike mignola ne viendra pas au lille comics festival, malheureusemen t pour moi...euuuh, pour nous. comment as... (Voir la suite) Par Lobster Johnson, le 27.10.2009
pareillement. en plus, j'suis sûr qu'ils acceptent pas la carte imagine r -__-http://bpr d.centerblog.n et... (Voir la suite) Par Lobster Johnson, le 27.10.2009
tu fais référence au livre de alain-rené lesage, "le diable boîteux", c'est ça ?
mise à part cet ouvrage, ... (Voir la suite) Par Lobster Johnson, le 27.10.2009
au fait, asmodée, il est boiteux, non?... (Voir la suite) Par ganache, le 26.10.2009
ben ouai, mais il y a des mordus comme toi et moi qui vont quand même l' acheter juste pour retrouver l' ambia... (Voir la suite) Par ganache, le 26.10.2009
bon, ben je l' ai lu, c' est écrit comme un thriller américain (chapitres courts, bcp de mouvements, etc etc) ... (Voir la suite) Par ganache, le 26.10.2009
salut,
juste pour dire que mike mignola est annoncé cette année pour le lille comics festival, n'ayant pas p... (Voir la suite) Par Vanta, le 25.10.2009
yep', je l'ai feuilleté rapidement à la fnac l'autre jour. le seul passage que j'ai lu (en plein milieu du bou... (Voir la suite) Par Lily, le 20.10.2009
comme ça claque... je voudrais être riche... :(... (Voir la suite) Par Lily, le 20.10.2009
N'aimant pas trop m'égarer de la voie du démon, j'évite donc au maximum de parler des autres projets ou travaux des différents artistes composant la Hellboy Team. Mais voilà, il existe des oeuvres qui vous prenne aux tripes dès lors que vos petits yeux rencontrent les premières images/informations lachées sur la toile. Splice en fait partie. Voici donc ma petite parenthèse sur ce futur ovni du cinéma fantastique. Profitez-en car je ne pense pas que le Hobbit aura droit au même traîtement de faveur. Ce n'est pas que ce film ne m'intéresse pas -quoi que-, mais je préfère laisser ça aux vrais connaisseurs et fans de l'oeuvre de Tolkien.
Splice, prochaine production de Guillermo del'Toro, plongera le pauvre spectateur ayant eu la malchance de s'aventurer dans l'une des salles obscures projetant ce film, dans les méandres de l'horreur et du gore. En tous cas, c'est ce que semble confirmer les premières images du prochain film de Vincenzo Natali, l'un des deux réalisateurs deCube-je parle du premier film, pas des daubes lui servant de suites-. qui nous racontera l'histoire d'un couple de scientifiques un peu dingues ayant décidés de mélanger les gènes d'un être humain avec ceux d'un animal afin de créer une nouvelle espèce hybride. Mais bien sûr, comme dans tout bon film de genre qui se respecte, tout ne se passera pas comme prévu. Où quand del'Toro nous offre une vision moderne, bien ancré dans la réalité d'aujourd'hui, de Frankenstein.
Notre réalisateur mexicain sera accompagné dans son rôle de producteur par les acteurs Adrien Brody et Sarah Polley qui, comme vous pouvez le voir sur les photos, partageront également la tête d'affiche. Vous l'aurez donc compris, deux des plus grands poids lourds du cinéma indépendant américain risquent bien de trouver avec ce film -à en croire les premières critiques US- l'un de leur meilleures rôles. Mais ils ne sont pas seuls dans cette histoire de manipulation génétique. Ils seront accompagnés par Dern-ou plutôt, ils l'accompagneront...à moins que ce ne soit l'inverse-, belle et menaçante créature dont les effets spéciaux visuels ainsi que le maquillage sont tout bonnement stupéfiants de réalisme. On y croirait presque et cela rend le tout encore plus inquiétant. D'ailleurs, petite parenthèse, Dern me fait énormément penser au Brundlefly du film La Mouche. Je ne serai d'ailleurs pas surpris si les enjeux émotionnels de Splice ramènent à ceux du film de David Cronnenberg. Wait and see...
Que du bonheur en somme, mais un bonheur que j'attends d'ores et déjà avec une certaine impatience non dissimulée. Prévu pour le 17 Avril 2010 en France, voici un petit aperçu de ce qui vous attendra dans votre salle de cinéma la plus proche :
A l'instar de Peter Jackson dans Le Seigneur des anneaux, Guillermo del'Torofera une petite apparition dans le film The Hobbit. Le réalisateur Mexicain y sera un petit monstre...
"J'ai juste sous les yeux le design de la créature, a annoncé Guillermo. Je vais sculpter moi-même le maquillage qui sera appliqué sur mes mains et mon visage. Je créais des maquillages pour ma boîte d'effets spéciaux (NECROPIA) et cela me manque un peu. J'aurais une ou deux répliques et je me ferais tuer bien vite."
Rappellons que del'Toro fît également un caméo (à peine une fraction de seconde d'apparition à l'écran) dans le premier film Hellboy. Est-il caché derrière l'armure ou bien se trouve-t-il sous le costume de dragon ? Tapez 1 ou 2 sur votre clavier si vous estimez avoir assez de courage pour répondre à cette énigme que même le Professeur Layton il en a mangé son chapeau lorsqu'on le lui a posé.
Horreur, on s'absente quelques temps à cause d'un emploi du temps ultra-chargé et voilà-t-il pas que le premier roman de la trilogie The Strain de Guillermo del'Toro et Chuck Hogan est édité en France ! Que de retard accumulé sur ce blog...
Je m'en vais donc réparé cette énrome erreur professionnelle en vous dévoilant tout ce qu'il faut savoir sur cet ouvrage qui, à n'en pas douter, deviendra trés trés vite un best-seller. Plusieurs années avant que la mode du vampire post Twilight pour p'tites minettes prépubères ne débarque, Guillermo del'Toro imagina et façonna seul une trilogie basée sur le thème du vampire. Ce projet vit le jour dans la tête du réalisateur lors du tournage de Blade 2, véritable retour aux sources pour le mythe du vampire qui fut longtemps réduit au simple statut d'objet érotique, dont le seul et unique but dans la vie est de planter ses canines dans le cou de la jeune fille pure et vierge du village . Le temps passe, les films s'accumulent et les clichés persistent...
Bref, vous l'aurez compris, del'Toro déteste cette vision romantico-érotique du plus célèbre des monstres du studio Universal -il fût même un temps, pas si loingtain, où un crossover entre Hellboy et Dracula était prévu par le célèbre studio- et prétend, avec cette trilogie horrifique, redonner ses lettres de noblesse à ces créatures de la nuit. J'en veux pour preuve cette interview du réalisateur de Hellboy trouvé sur le site de l'éditeur français dans laquelle il nous présente le pourquoi du comment de son dernier bébé. Et comme d'habitude, écouter GDT est un véritable plaisir :
L’accroche de La Lignée :
"Tapis dans l’ombre, les vampires sont là depuis toujours, à attendre. Leur heure est à présent venue. Dans une semaine, Manhattan aura disparu. Dans trois mois, les Etats-Unis auront été rayés de la carte. Dans six mois, notre monde ne sera plus qu’un vieux souvenir…"
Le synopsis de La Lignée :
"La Lignée (The Strain en version originale) place son action en 2010, quand un Boeing 777 venant d'Allemagne se pose à New York. Peu après son atterrissage, toutes les lumières de l'avion s'éteignent et plus personne ne peut communiquer avec l'équipage. Quand on parvient finalement à entrer, les 300 personnes ayant embarqués sont mortes, exceptées quatre voyageurs. Les survivants, conduits à l'hôpital, finissent par disparaître.
Au même instant, le milliardaire Eldritch Palmer vole vers New York pour accomplir une mystérieuse mission. Un vieil homme, survivant de l'Holocauste, découvre que le moment qu'il a attendu depuis 70 ans est enfin arrivé. Un très ancien poudrier a été brisé et une malédiction ancestrale s'est abattue sur New York. Si elle n'est pas stoppée, la malédiction détruira la ville en une semaine et les Etats-Unis en trois mois..."
Ecrit en collaboration avec l'écrivain Chuck Hogan (Face à Face aux éditions Albin Michel et Le Prince des Braqueurs aux éditions Seuil) et disponible depuis le 17 Septembre 2009 aux éditions Presse De La Cité pour la modique somme de 21,50€, ce roman de plus de 400 pages suit l'évolution de cette race à travers les âges jusqu'à notre époque et de lui découvrir un autre visage, bien plus proche des origines du mythe (N'oublions pas qu'il est déjà question de vampires dans l'Ancien Testament). N'ayant pas encore pu me procurer un exemplaire de ce premier tome, je n'irai donc pas m'avancer sur le terrain glissant qu'est la critique littéraire, mais je compte bien le faire dès que j'aurai dévorer le dernier bébé de notre réalisateur mexicain.
En revanche, je m'étalerai bien sur la campagne publicitaire assez hallucinante qu'à connu ce livre. C'est tout simplement du jamais vu ! Nous avons tout simplement droit à des bandes-annonces lives réalisées spécialement pour l'occasion par Francisco Ruiz Velasco himself et avec Roy"Roi Balor"Dotrice en guest star. La team Hellboy 2 s'est donc chargée de mettre en images l'univers imaginer par del'Toro et autant le dire de suite, c'est plus que réussi. Je vous raconte pas la tête que j'avais lorsque j'ai vu les images bande-annonce cinéma lorsque je l'ai vu sur l'écran de la salle 10 de l'UGC des Halles, vous savez, la salle où eu lieu l'avant première de Hellboy 2 avec GDT en invité. Que de souvenirs...
La promo de ce premier tome continue également sur la toile avec un site officiel et différentes pages web tels que MySpace, Twitter et Facebook dédiées à l'univers viral du livre. Quand del'Toro écrit un livre, les éditeurs voient tout de suite les choses en grand, en trés trés grand même. Pas trés équitable envers les vrais auteurs tout de même, mais bon, c'est une autre histoire et un autre débat qui n'à pas trop sa place dans cet article.
Avant de vous laisser dévorer ses quelques trailers, si il y en a parmi vous qui ont lu le livre, qu'ils n'hésitent surtout pas à laisser un avis dans les commentaires. Bon visionnage à tous et surtout : Bonne lecture !
Guillermo Del Toro, qui aime voir gros, tente de regarder plus loin que le bout de son Hobbit ! En pleine préparation des aventures de Bilbo Baggins, le voilà qui nous parle du Comte de Monte-Christo ! Sauf que monsieur ne se contenterait pas de l'oeuvre d'Alexandre Dumas. Non, il se pencherait plutôt sur une version façon western gothique écrite par lui-même en collaboration avec Matthew Robbins (non-crédité pour son travail sur THX 1138 de Lucas et sur Rencontres du troisième type de Spielberg) et Kitt Carson, entre 1993 et 1998.
"J'en ai écrit une bonne partie au moment du kidnapping de mon père", explique del'Toro dont le père a été enlevé en 1997 et gardé en otage pendant 72 jours jusqu'à ce la famille paye une rançon.
On ne sait pas trop ce que peut donner la version du père du Labyrinthe de Pan, mais voici rapidement ce qu'il en est de celle de Dumas : Début du XIXème, sous le règne de Louis XVIII, Edmond Dantès est un marin accusé à tort de bonapartisme et enfermé pendant dix ans sur l'île d'If. Il réussit à s'échapper et s'empare du trésor de l'île de Monte-Christo. Devenu riche, il entame alors sa vengeance sous le titre de Comte de Monte-Christo.
A part del'Toro, personne ne parle encore de ce projet mais le cinéaste a l'air d'y être accroché et on peut s'attendre à avoir des nouvelles d'un comte de Monte-Christo nouvelle version peu après avoir découvert les deux Hobbits.
Quand il aura terminé de travailler sur The hobbit, Guillermo del'Toro ne prendra pas de vacances : il s'attèlera aussitôt à un projet d'adaptation de Sacrées Sorcières, le charmant livre de Roald Dahl. Un temps pressenti pour réaliser le film, Alfonso Cuaron se contentera finalement de le produire, considérant Del Toro comme le plus à même de réussir un tel film : « Guillermo a écrit un scénario hallucinant et à une vitesse incroyable. Il a ça en lui. »
Déjà adapté au cinéma par Nicolas Roeg en 1990, Sacrées sorcières devrait cette fois donner lieu à un film complètement différent, puisque del'Toro envisage de le réaliser entièrement en stop-motion animation. Les fans de Roald Dahl vont devoir être très patients...
Guillermo del'Toro a décidemment été des plus loquaces lors de la fête donnée pour la sortie en Blu-Ray de Hellboy 2, puisqu'il a évoqué comme à son habitude sa participation à un nouveau projet. Comme pour Splice et Hater, il sera ainsi producteur sur une nouvelle version de Pinocchio, le classique de la littérature enfantine de Carlo Collodi. La particularité de celle-ci étant qu'elle sera en animation stop-motion ("en pâte à modeler" pour le profane) et se basera sur les illustrations de Gris Grimly, artiste au style visuel des plus exquis et qui semble-t-il devrait réaliser la chose.
"Nous essayons actuellement de mettre en chantier une version stop-motion du Pinocchio de Gris Grimly, avec le studio Jim Henson. L'idée vient de Gris, et tout le monde adore son approche du livre. L'histoire originale était déjà plus perverse que ce que l'on connaît, plus effrayante et même avec une pointe de semi-nécrophilie dans certains de ses aspects. Gris a très bien compris cela car c'est dans la veine de sa sensibilité. Nous essayons donc de lancer le film, et nous travaillons pour le moment sur le scénario. Alors il est sûr que ce ne sera pas sur les écrans pour tout de suite, parce que même si nous commençions le tournage demain cela réclamerait encore trois années de labeur, mais nous travaillons dessus".
Alors, on ne sait pas pour vous, mais l'association de Guillermo del'Toro avec le studio Jim Henson et l'artiste Gris Grimly a quelque chose de sacrément excitant, qui réserve de très bonnes choses pour ce Pinocchio que l'on attendra patiemment, comme de vrais petits enfants bien sages !
Retrouvez ci-dessous une série d'interviews de l'équipe responsable du film Hellboy 2, à savoir : Ron Perlman, Selma Blair, Doug Jones et le trés grand Guillermo del'Toro. Enjoyez-vous bien :
C'est tout récemment que Guillermo del'Toro a confié ses précisions sur sa vision de cette adaptation, mais on devrait devoir attendre finalement plus longtemps que prévu pour la découvrir...
Evoquant une nouvelle fois de grands classiques comme The Exorcist, Alien, Les Dents de la mer, ou bien The Shining, c'est bien ce type de références qui sied au réalisateur mexicain. Mais quant à l'adaptation elle-même... « Ce n'est pas difficile d'être fidèle à Lovecraft parce que ce qui est génial à propos du roman, c'est qu'il s'agit d'une compilation d'annotations scientifiques très pointues, qui subitement étudie quelque chose de véritablement effrayant. Il n'y a pas de personnage ou de dimension dramatique », insiste-t-il. « Vous prenez ces documents et ensuite vous créez une histoire, alors que si vous étiez fidèle au roman de façon rigide, vous vous retrouveriez à faire un documentaire National Geographic sur une équipe d'exploration disparue. »
Del Toro se dit également très satisfait de son script, et notamment de sa fin, même si certains préfèreraient sans doute que celle-ci soit moins sombre...
Projet annoncé de longue date et particulièrement cher au coeur de Guillermo del Toro, il est bien évident qu'il ne se lancera pas tout de suite dans ce tournage, les choses semblent néanmoins avoir enfin avancé de ce côté-ci. "Une part de notre arrangement avec Universal -en plus d'une option déposée jusqu'en 2017- stipule qu'en attendant ils doivent financer la recherche et le développement de Les Montagnes hallucinées, pour mettre au point la batterie d'effets spéciaux qui lui seront nécessaires.".
Quelques nouvelles informations sur les deux films que Mr del'Toro produit actuellement, à savoir Splice et Hater. Commençons par le plus avancé, celui de Vincenzo Natali sur les horreurs et erreurs de la génétique. "Je me suis embarqué dans ce projet parce que j'adore Vincenzo. Quand j'ai commencé à lire le script, j'ai trouvé que c'était un regard vraiment unique sur les monstres. [...] La sexualité est un des nombreux aspects de cela. Moralement, ce n'est pas humain. Les choix de la créature n'ont aucune corrélation avec les choix que feraient des humains normaux. C'est comme un chat : vous avez beau le trouver mignon, s'il le veut il pourra toujours s'en prendre à vous et vous griffer le visage. C'est pareil avec la créature. Vincenzo est en train de nous concocter un truc vraiment malin."
Pour finir, Hater, autre production de del Toro pour laquelle il retrouvera le réalisateur de L'Orphelinat, Juan Antonio Bayona. L'histoire d'une flambée soudaine et inexplicable de la violence des gens les uns envers les autres, une intrigue que nous avons vu récemment dans plusieurs films mais qui devrait prendre ici une direction un brin différente. "Ce n'est pas une infection virale, une pandémie, mais plutôt une situation de maladie de la société. Cette capacité que nous avons de pouvoir nous déchaîner violemment contre quelqu'un en quelques secondes. C'est cette épidémie sociale qui m'a attiré, ce n'est pas un film de zombie. Les gens qui y tue peuvent réfléchir et comprendre ce qu'ils font, et c'est ce qui rend l'histoire si effrayante".
Si la fonction inédite du Blu-ray, BD-Live, n'offre que peu d'intérêt mise à part quelques rares exceptions, les possesseurs de l'édition américaine dantesque de Hellboy II les légions d'or maudites vont avoir l'agréable surprise de pouvoir assister à une sorte de visio-conférence en direct du réalisateur du film, Guillermo Del Toro.
Le dimanche 23 novembre prochain à 18h (heure de Los Angeles - 3h du matin pour Paris), le réalisateur mexicain répondra aux questions posées préalablement par les fans sur le site www.universalhidef.com où il faudra vous créer un compte et ensuite poser 3 questions. Outre les réponses aux questions des fans, Del Toro reviendra sur les coulisses de la production du film et qui sait, peut-être en dira-t-il plus sur ses projets. Les fans sont prévenus, il ne vous reste plus qu'à vous inscrire. Saluons l'initiative d'Universal qui si elle s'avère efficace, inspirera d'autres studios et donnera là un fort potentiel à la fonction BD-Live.
Avez-vous toujours eu le projet de présenter plus d’éléments issus des mythes et du folklore dans le second Hellboy, ou ce changement d’univers est-il dû au fait que vous écriviez Le Labyrinthe de Pan au même moment ? L’un a-t’il déteint sur l’autre ?
Non. Quand j’étais adolescent, j’ai lu les essais de Bruno Bettleheim (La psychanalyse des contes de fées, publié aux éditions Robert Laffont), mais à cette époque, j’avais déjà lu les livres des Frères Grimm, de Hans Christian Andersen, ainsi que ceux d’Oscar Wilde, comme Le portrait de Dorian Gray. J’ai commencé à amasser des recueils de légendes du monde entier. Je possédais notamment deux collections de livres superbes, éditées en Espagne et en Argentine, mais à ce moment-là, je n’imaginais pas transposer des contes au cinéma. J’ai toujours pensé qu’une fois devenu adulte, je réaliserais des films d’horreur ou des thrillers policiers. Je n’avais pas d’attirance particulière pour le fantastique en tant que genre cinématographique et je n’ai pas changé aujourd’hui. Je suis surtout attiré par les contes de fées, ce qui est une partie très spécifique de la Fantasy, et je dois avouer que quand nous avons commencé à travailler sur le film, nous avions l’intention d’aller dans une toute autre direction…
Vraiment ? Pouvez-vous nous dire laquelle ?
Mike Mignola et moi avions présenté ce premier projet à Revolution. En deux mots, l’idée était que quelqu’un essayait de réveiller les quatre titans cachés aux quatre points cardinaux de la planète : le Feu, l’Eau, le Vent et la Terre. Après avoir réfléchi plus longtemps à ce concept, je me suis rendu compte que mes personnages allaient passer beaucoup de temps à voyager en avion, à se déplacer, et je me suis dit que ce n’était pas une bonne chose. Que ce serait lent et répétitif. J’ai appelé Mike sur le chemin du retour, depuis ma voiture, entre l’aquarium de Long Beach et ma maison. Et c’est ainsi que nous avons tout changé et commencé à jeter les bases de la nouvelle histoire qui est devenue celle de Hellboy 2.
Est-ce que certains de vos nouveaux personnages sont inspirés des archétypes des contes de fées ?
Je suis convaincu que la Fantasy est souvent mal considérée, qu’elle détonne lorsqu’on la confronte à notre réalité banale et aux aspects les plus obscènes de la vie moderne. Les gens disent souvent que les contes de fées ou que certaines formes d’art sont enfantines, futiles, et les considèrent comme une pure perte de temps. Mais bien souvent, les mêmes personnes sont obsédées par la politique, la religion et les fantasmes de réussite financière et de richesse, qui sont à mon humble avis, des pertes de temps bien pires, fondées sur des croyances largement plus douteuses ! (rires) Je crois que les partis politiques, les religions organisées et les doctrines économiques sont des contes de fées beaucoup plus ridicules que les histoires fantastiques et les légendes traditionnelles. Ils constituent une perte de temps bien plus néfaste, car ils rongent l’âme. C’est une des idées que j’ai exprimées dans Le Labyrinthe de Pan, que l’on retrouve dans Hellboy 2, et qui réapparaît sans doute dans tous mes films.
Après le formidable accueil réservé au Labyrinthe de Pan, vous auriez pu faire tout ce que vous vouliez. Qu’est-ce qui vous a poussé à réaliser plutôt la suite de Hellboy ?
C’est comme cela que se déroule une carrière… Des choses que vous ne contrôlez pas se passent soudain alors que vous êtes en train d’échafauder d’autres plans. Mais je crois que si j’avais eu tout l’argent et toute la liberté du monde – ce dont je ne dispose toujours pas, même après le Labyrinthe de Pan – je me serais immédiatement attelé à Hellboy 2. Mais le cinéma, c’est un métier à risque. Il arrive que les gens que vous rencontrez ne comprennent pas un projet, ou que les décideurs financiers n’accrochent pas à vos idées. En revanche, les gens créatifs comprennent tout de suite. C’est comme ça que les choses se font ou pas. C’était déjà ainsi que le premier Hellboy a pu se faire. Ma plus grande frustration, qui ne me quittera jamais, c’est que nous n’avons pas pu tourner le premier Hellboy au moment où nous l’avons écrit, c’est à dire en 1998. Si le projet avait abouti à ce moment-là, comme nous le souhaitions, le film serait sorti avant Spider-Man, X-Men et Matrix ! En sortant en 2004, il a été perçu par une partie du public comme « un film de superhéros de plus »…
Diriez-vous que l’atmosphère de Hellboy 2 est très différente de celle du premier opus ?
Je dirais plutôt qu’il y a une continuité, même si on délaisse un peu le monde de l’occulte pour aller vers la Fantasy et les contes de fées. Je crois que le thème principal des deux Hellboy est la notion de choix personnel, qui compte beaucoup pour moi, et qui continue à être au cœur de la saga de ce personnage.
Vous avez assemblé une galerie de créatures assez hallucinantes dans ce nouvel épisode…
Nous avons voulu pousser plus loin encore les éléments du design du premier film, et aller davantage dans le sens d’un film de BD, ou de scènes d’action qui ressemblent vraiment à celles d’une planche de comics. J’avais le sentiment que l’on pouvait accentuer encore les concepts des créatures, les imaginer plus librement, tenter des formes presque surréalistes. Je ne dirais pas que nous nous sommes permis tous les délires, mais c’est vrai que nous avons créé des personnages plus fantasques, plus amusants.
Après le succès que vous avez remporté depuis le premier film, vous accorde-t’on désormais plus de liberté quand vous développez une histoire et de nouveaux personnages ?
Pour moi, Hellboy 2 est un film énorme, qui dispose d’un bon budget. Chaque fois que je me lance dans un nouveau projet, j’ai toujours l’impression qu’il s’agit d’une superproduction titanesque, et à chaque fois, au bout d’un moment, je me rends compte que je le tourne avec à peu près le tiers du budget des vraies superproductions du moment ! (rires) Pour répondre plus précisément à votre question, pour Hellboy 2 comme dans le cas du premier film, j’ai préféré avoir un salaire de réalisateur raisonnable, et disposer d’un budget correct, pour avoir la possibilité de faire exactement le film que j’imaginais. Le degré de liberté qu’on vous laisse est toujours inversement proportionnel à la quantité d’argent qu’un studio vous donne ! (rires)
D’où vous est venu l’idée du personnage du Prince Nuada, qui est un méchant vraiment intéressant…
De l’un des cycles de la mythologie Celte, mais les noms sont les seuls emprunts directs à ces histoires. Les relations entre les personnages sont complètement différentes. Dans la saga du Roi Balor, de « celui qui le mauvais œil » et du Prince Nuada, les deux personnages de Balor et de Nuada ont des mains d’argent. Seuls les noms sont les mêmes dans le film. Le nom du royaume de Morag vient de Lord Dunsany. (NDLR : Lord Dunsany (1878-1957) était un écrivain irlandais qui inventa une nouvelle mythologie dans des romans de Fantasy comme The Gods of Pegana (1905) et The Man who ate the Phoenix (1947). Son roman le plus connu est The King of Elfland's Daughter (1924 ) traduit en français sous le titre de La fille du roi des elfes.)
Y a t’il un élément de ces mythologies qui vous attire plus particulièrement ?
Oui, l’idée que la Fantasy n’est pas un genre « politiquement correct », aseptisé, propret. Dans le Labyrinthe de Pan, les elfes et les fées sont assez étranges, et potentiellement dangereux. D’habitude, les elfes sont sublimes. Ils sont beaux et ont de belles dents blanches. Dans Hellboy 2, ils sont plutôt vilains. Les fées de dents (NDLR : en anglais « Tooth Fairy », qui signifie « Fée des dents », est l’équivalent de ce que nous appelons « la petite souris » : c’est une petite créature qui vient récupérer les dents des enfants sous leurs oreillers et leur laisse une pièce en échange) que l’on voit dans le film sont des petits monstres épouvantables. Tout l’univers des créatures surnaturelles du film est usé, gris, poisseux, sale, et sent mauvais. J’aime ça ! J’aime l’idée que la Fantasy ne nous présente pas un monde étincelant à la Disney !
Et la Fantasy du Seigneur des Anneaux ?
Même la Fantasy du Seigneur des Anneaux n’allait pas tout à fait dans cette direction. J’ai apprécié le fait que Peter Jackson prenne le soin de donner une apparence usée, patinée , aux décors et aux accessoires de ses films. Mais avouons-le, la description des combats donnait plutôt une image idéalisée et héroïque de la guerre ! Pour représenter les elfes et les créatures dans Hellboy 2, nous avons voulu nous éloigner des influences celtiques très présentes dans l’univers de Tolkien, ou dans les travaux d’Arthur Rackam et de Brian Froud qui m’inspirent habituellement. J’ai essayé de puiser davantage dans les styles de l’orient. Les formes des architectures que nous employons sont islamiques, les ornementations japonisantes, et les teintes proches de celles de l’Inde. De cette manière, quand une créature surgit, vous ne voyez pas un orc avec un casque à pointe et une armure de cuir. Nous essayons de nous éloigner de cela.
Pourquoi réutilisez-vous le motif de la roue dans tous vos films ? Ici, il apparaît notamment sous la forme d’engrenages géants…
Je crois que certaines des choses que je crée sont spontanément symboliques. Elles me viennent naturellement, parce que c’est ce que j’aime faire. J’aime filmer des choses en gestation, des roues, des insectes, des êtres étranges conservés dans des bocaux de formol. Ce sont des images qui provoquent certaines sensations que j’apprécie. J’essaie de les intégrer à un univers. Dans certains films, je leur donne des couleurs et des formes qui contribuent à l’histoire. Je suis très sensible aux choses qui évoquent l’éternité. Les formes ovoïdes, les œufs, les cercles, les lignes concentriques, etc. Toutes ces images représentent des thèmes fascinants, mais plus on les montre ostensiblement, plus on les explique, et plus elles deviennent dérisoires. Quand elles sont placées judicieusement, elles deviennent cohérentes, mais dès que vous en parlez, elles perdent de leur puissance.
Quelle est la différence majeure entre le premier Hellboy et le second ?
Je crois qu’il y a beaucoup de différences. Quand vous établissez des règles pour imaginer un premier épisode, vous créez un manuel qui explique le fonctionnement des choses, les pouvoirs des personnages, les points importants de l’intrigue. C’est assez fastidieux de construire tout ça, parce que vous devez consacrer les deux tiers de vos dialogues à expliquer aux spectateurs comment tout fonctionne. Le second film est plus amusant. C’est ce que j’ai découvert en réalisant Blade 2 : tout était déjà en place, et je n’avais pas à expliquer l’histoire depuis le début. Nous avons intégré un bref résumé au générique d’ouverture, et ensuite, j’étais libre de faire ce que je voulais. J’ai éprouvé le même plaisir en tournant Hellboy 2, puisque les spectateurs connaissaient déjà cet univers. J’ai pu m’offrir le plaisir de montrer Abe et Hellboy bavarder de tout et de rien, parce qu’ils sont tous les deux un peu tristes. On les voit même se disputer pour rire au sujet de la taille de leurs chaussures ou de celles de leurs reins. Je pouvais me permettre de filmer ça parce que ce sont des amis qui s’amusent à se vanter et à dire des bêtises parce qu’ils ont trop bu. Dans le premier film, on n’aurait jamais pu intégrer une scène comme celle-là. Mais une fois qu’un univers est posé et ses personnages connus, vous pouvez vous permettre de faire des choses un peu plus folles dans le second épisode.
PS : Un grand merci au webmaster du site effets-speciaux.info pour son aimable autorisation de reprendre cette interview.
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